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Archives visuelles et corpus numériques dans la recherche en sciences humaines et sociales : sources et documents iconographiquesPublié le 14 décembre 2006. ContexteA la différence des sciences exactes, le patrimoine des Sciences Humaines et Sociales (SHS) numérique et numérisé reste encore largement inexploité. Seule la production scientifique elle-même a suscité des questionnements et des réalisations numériques (par exemple HALSHS) et peu d’initiatives ont été lancées concernant les archives et les documents primaires produits par les chercheurs eux-mêmes. Ces fonds sont fréquemment conservés dans les laboratoires, les bibliothèques, voire dans les familles. La question du signalement des fonds est l’objet d’un projet de catalogue réalisé dans le cadre des Maisons des Sciences de l’Homme au travers du projet ARSHS. Ce projet coordonne la réalisation d’une enquête nationale sur les archives des sciences humaines et sociales en France. Elle vise plus précisément à dresser un état des lieux et à signaler des "fonds" ou "gisements d’archives" relatifs aux sciences humaines et sociales. Le CN2SV propose quant à lui une expertise et une maitrise d’œuvre dans les domaines des digital humanities et plus particulièrement en matière de mise à disposition, sur le web, de corpus numérisés (projets ANR, EU, SHS). Notre mission principale est d’aider les chercheurs et leurs équipes à bien numériser, classer, documenter et mettre en ligne dans le respect des normes internationales et des standards en vigeurs (OAI, RDF, Dublin Core, ...). Nous travaillons dans le cadre du très grand équipement ADONIS du Centre National de la Recherche Scientifique, lui même en relation avec le programme européen DARIAH. En matière de formation pour les chercheurs, le CN2SV a co-organisé en 2008 avec deux autres centres nationaux de ressources numériques, une école thématique sur la préservation et diffusion numériques des sources de la recherche en sciences humaines et sociales. Corpus numériques et numérisésUn savoir-faire : histoire des sciences et des techniques Dans le cadre des SHS, les avancées les plus significatives en matière de création et de mise en ligne de corpus numériques, via des plateforme web éditorialisée ou des entrepôts OAI-PMH, ont été réalisées dans le domaine de l’histoire des sciences et des techniques et de l’archéologie. Depuis 1992, plusieurs centres de recherche universitaires ont développé des stratégies d’informatisation des données qui font école aujourd’hui et qui s’exportent au niveau européen. Sans avoir pour autant les moyens de certains de nos voisins européens, les centres de recherche et bibliothèques spécialisées dans l’histoire des sciences et des techniques ont investi depuis plusieurs années le domaine des TIC. Le CNAM (avec ABU et le CNUM), la BNF (avec Gallica), la Médiathèque d’histoire des sciences de la Cité des Sciences, proposent des ressources numériques en ligne et des accès à des dossiers documentaires en texte intégral. Exemple d’un manque : Aires culturelles Le patrimoine scientifique sur les aires culturelles nous semble avoir sa propre spécificité, d’une part grâce à la place importante qu’y occupent la variété des matériaux de terrain (notes, carnets, productions sonores, iconographiques ou audiovisuelles), d’autre part, hormis un réel efforts de conservation en ethnologie, en raison de l’absence de programme permettant de le sauvegarder et de le diffuser. Surtout à partir des années 1950 s’est constitué un vaste champ scientifique producteur de sources originales dont la conservation et la valorisation constituent un enjeu important. Il est indispensable d’accorder aujourd’hui une attention privilégiée à ces fonds (et archives personnelles), à leur conservation et à leur consultation. Ils sont conservés d’une part par des collecteurs (centres de documentation d’unité, bibliothèques de recherche), d’autre part en propre par les chercheurs, et pour lesquels, bien souvent, aucune des conditions minimales de conservation n’est remplie. Nécessité de la numérisation Ces données d’enquête ont tendance à disparaitre avec le temps :
Tout autant de raisons pour se préoccuper dès maintenant de la transmission de ces données et connaissances qu’elles datent d’hier ou d’aujourd’hui. Une expérimentation Avec ce projet, il s’agit pour nous de mettre en place et de valider un processus et des outils collaboratifs de travail informatiques et documentaires, des solutions techniques sûres, axées sur la pérennité et l’interopérabilité des données. Ce système permet la création de réseaux, une décentralisation du travail et l’accession à des ressources réparties où chacun a la responsabilité de ses propres données. Ainsi le projet s’accroît à des rythmes différents suivant les nouvelles perspectives de financement et de collaboration. La démarche se veut pragmatique : les partenaires de ce réseau se connaissent et partagent le même intérêt pour la conservation des archives scientifiques. Par ailleurs ils ont déjà eu pour certains l’occasion de travailler ensemble sur des projets similaires. Ils disposent de savoir-faire complémentaires et de ressources sur lesquelles travailler. Nous insistons sur l’importance de la participation directe des chercheurs au travers de projets contractuel de type ANR, régions, etc. mais également des centres de documentation et des bibliothèques de recherche (centre de documentation REGARDS-ADES, Réseau ethnologie, UMS CAPHES) et sur le rôle de relais des partenaires de ce projet auprès de réseaux scientifiques plus larges (GIS, RTP,etc.). Nous travaillons en relations étroites avec plusieurs réseaux scientifiques tel que le GIS Réseau Amérique Latine, l’Institut des Amériques, le GIS RAFID et le RTP Etudes Africaines, la plateforme 3D ArchéoVision, la Bibliothèque de l’Ecole Polytechnique, la Bibliothèque de l’Ecole des Mines, La Bibliothèque Nationale de France, les archives de l’Académie des Sciences, la bibliothèque de l’Académie de médecine. Elle est aussi expérimentale : la diversité des domaines et des documents à considérer est source de fructueux questionnements et aboutira à la mise en place de méthodologies exportables et à la création d’outils génériques ; la dimension patrimoniale assurant la cohésion du traitement de ces ressources. Deux domaines d’application :
Trois types de collection d’archives scientifiques seront ciblées :
Trois disciplines académiques :
Bibliographie et "pour aller plus loin"
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